mouais ben voilà ...

Je suis désolé pour "D." qui m'as posté un commentaire si encourageant (meme si je doute que le mot convienne ...) mais je pense que je vais interrompre aussi cette histoire que je trouve trop décevante par rapport a l'ecriture (trop de répet' ) et dont le scénario est un peu "moyen" ... voilà ! j'ai décidé de me remettre a une nouvelle histoire (jamais 2 sans 3 ...) que cette fois ci j'espère un peu plus aboutie aussi bien scénaristiquement que dans le style d'écriture ... donc voilà la durée de parution de cette histoire est indéterminée ... même si j'estime ce délai à ... très long ! ^^

# Posté le mercredi 21 mai 2008 12:52

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 07:34

I

Ah que c'est bon, quand, fin novembre, le soleil couchant vous réchauffe le visage. J'ouvre les yeux et je vois, en face de moi, le soleil couchant mordoré, lançant ses dernières lueurs sur une terre dévastée et crevassée.
« Enfin un soir calme ! murmura Jo
- En tout cas, c'est pas pour nous faire du mal ! Eh ! Regardez ! lança Fred, le nez en l'air, Je savais pas qu'y avait des oiseaux dans les environs ! Même eux profitent du silence ! »
Mais quelque choses me dérangeait dans cette vue. Il me paraissait que cet oiseau volait de beaucoup trop haut ! Et qu'il était étonnement énorme. Bang ! Une détonation au loin ! Là je compris. Je me lève et je cours (aussi vite que possible avec quinze kilos d'équipement) avec mes deux compagnons d'infortune. BOUM !! Une explosion a vingt mètres derrière nous, je suis déstabilisé par le souffle et tombe, de même que Jo et Fred. Je couvre ma tête de mes mains afin de me protéger des cailloux retombant.
« Bordel ! Qu'est-ce qu'y foutent à la DCA ?! beugla Fred
- Y torchent ! Comme d'hab ! beuglais-je à mon tour
- Cent mètres ! hurla Jo, Reste que cent mètres ! Courrez !
Je me relève en ayant l'impression d'avoir un poignard planté dans l'épaule gauche. Quelques secondes plus tard on arrivait.
« Waïemciéï ! lança Fred, arrivé en premier. (Note de l'auteur : Waïemciéï ??? c'est pas plutôt YMCA ?)
Une énorme porte s'ouvrit pour nous laisser entrer dans le fort Knox. La porte grise pivota sur ses gonds et se referma derrière nous. On s'avance dans ce couloir de cinq mètres de haut pour huit de large et sur plusieurs kilomètres d'un gris béton. Après deux minutes de claudication, le panneau Infirmerie paraissait enfin. J'enlevais le T-shirt pour constater que ma souffrance provenait de ma blessure par balle suturée il y a une semaine de ça, et dont les fils s'étaient déchirés en arrachant un peu de peau durant ma course effrénée pour sauver cette dernière.
« C'est pas beau à voir ! me lança Hatkins, le médecin, T'as dus bien forcer pour être dans cet état !
-Quand tu cours avec quinze kilos sur le dos pour échapper a un pilonnage Serte, tu forces ! Un jour tu devrais aller sur le front Hatkins !
-Les soldats sont faits pour ça ! Moi, je suis là pour panser vos miches !
-Et je t'en remercie ! finis-je.
En effet Hat, comme on le surnommait affectueusement, finissait de bander mon épaule. Je sors enfin dans le couloir auxiliaire 3 sur le lequel donne l'infirmerie. Dom, dom, dom, rrrrrrrrrrrrrrr... Les Sertiens continuaient leur pilonnage et le grondement indiquait que la DCA tentait d'intercepter les obus. Au bout d'une dizaines de minutes de marche j'arrive au PRTL (Poste Relais Transport & Livraison) qui comprend une salle de détente, une cafétéria et un relais transport (semblable a nos arrêts de bus actuels !) Au comptoir on m'informe que Jo et Fred sont déjà au QG. Je prends le relais suivant direction le QG. Car en effet la base dans laquelle je suis n'est qu'un poste avancé. Après être entré par la porte principale le couloir souterrain continue pendant 18km avant de ressortir. Là encore 73km pour arriver jusqu'au QG ! Mais pour faire passer le temps je vais piquer un somme !

Une secousse me réveilla. Regardant autour de moi je vis le QG : cette forteresse ne peut échapper aux regards ! Dans le temps c'était une montagne a part entière culminant à 3792m d'altitude. Le fort avait été construit dans le mont même et dépassait de ses parois naturelles. Au sommet se dressait fièrement une tour de 600m de haut pour 100 de diamètre, qui s'affinait en montant mais au bout s'élargissait : c'était les quartiers du général. La base de la tour était entourée d'une arène circulaire de 800m de diamètre. A la descente de la navette on m'informe que j'ai rendez-vous avec le général ! Je monte une volée de marches pour arriver à un ascenseur afin de monter dix étages plus hauts pour arriver à une salle T.I. que l'on devait utiliser lors d'un changement de plus de cinquante étages, sinon il faut utiliser l'un des deux cents ascenseurs. Le Transport Instantané est bien plus pratique, le QG ayant 1051 étages et 449 sous-sols. Comme je le disais, entrant dans la salle T.I. pour la première fois je me fis surprendre par un droïde :
« Nom, prénom, motif de la visite.
-Johnson Jack. Convocation par le général.
- Johnson Jack, classification rouge. Veuillez prélever votre badge dans la salle suivante avant utilisation du T.I. »
En allant dans la pièce suivante, effectivement un badge m'attendait dans un réceptacle en argent. Je l'apposais sur mon pectoral droit et entrais dans une petite cabine d'environ 2m² où attendais déjà une dizaine de personnes. La porte se ferma. Soudain, je ressentis une secousse au niveau du ventre puis ce fut comme si j'étais dans le néant absolu : je ne ressentis plus rien avec aucun de mes cinq sens. Puis j'étais de nouveau dans la même cabine (ou une autre, je ne saurais dire). Après consultation de ma montre je me rendis compte que ma téléportation, qui m'avais parus durer dix minutes n'avais en réalité durée que trois secondes.

# Posté le samedi 24 mai 2008 15:17

Modifié le samedi 31 mai 2008 05:51

II

Je sortis de la cabine pour me retrouver dans une salle semblable à celle, 1049 étages plus bas. Je sortis de la salle et me dirigeais vers les escaliers. Pour raison de sécurité aucun ascenseur ni T.I. ne desservait le dernier étage. Je devais passer par la fouille avant de monter trente marches pour arriver devant une magnifique porte en bois foncé munies de poignées dorées. Le sergent qui m'escortait ouvrit la porte et m'annonça :
« Faites-le entrer ! » dit une voix profonde.
Je m'exécute pour me retrouver dans une grande pièce entourée d'une baie vitrée. Le sol était recouvert d'une moquette assez épaisse, sur ma gauche était le bureau du général, surchargé de feuilles et dossiers en tous genres, visiblement l'officier avait interrompus son travail. A ma droite, seul bout de parois non vitrée, se trouvait une porte donnant sur une salle de réunion. En face de moi deux grands canapés entourant une table basse. Sur l'un étaient assis mes deux amis, Jo et Fred, sur l'autre était le général. Celui-ci était grand (1m90), fort, avait les cheveux noirs de jais et courts, les yeux verts, le teint légèrement bronzé, un nez droit en pointe, un menton pourvus d'une fossette, les joues légèrement creuses et malgré ses cinquante ans il paraissait encore jeune et vif.
« Vous en faites, une drôle de tête ! Votre épaule vous fait souffrir ? s'enquit le général
- Pardon ? » en me rendant compte de la crispation de mon visage, je lui assurais que tout allait bien, tout en essayant de me détendre.
« Ne vous inquiétez pas ! Nous ne vous avons pas attendus longtemps ! En réalité nous ne vous avons pas attendus, Lieutenant Johnson ! J'ai déjà exposé votre mission à vos deux camarades ici présents. Ils auront tout le loisir de vous informer de tous les détails ! Lieutenants Jack Johnson, Frédéric Heymans et Jonathan Falmann, je compte sur vous ! N'échouez pas ! Rompez ! »
Et nous sortîmes. Jo et Fred avaient l'air abasourdis. Tout en redescendant afin de s'équiper pour la mission, ils m'expliquaient que nous devions infiltrer le palais présidentiel Serte à trois mille kilomètres d'ici en vue d'éliminer leur gouverneur qui se nomme Nicolaï Breda. Le départ pour la mission est immédiat car le largage doit se faire de nuit. Nous nous équipâmes et montâmes dans le RZX-47, qui nous emporterait à 36000m d'altitude.

J'ajustais la sangle maintenant mon M82 (fusil d'assaut avec lance grenades 60mm intégré) et m'adossait de nouveau. Je devinais le regard de mes amis. Eux comme moi avaient déjà piloté mais c'était notre premier saut en parachute réel. Certes nous étions entrainés mais en VR (virtual reality) on ne meurt que virtuellement, d'où le trac.
« Eh les gars ...
- Quoi, Jo ?
- Si l'un de nous ...
- Non ! interrompis Fred
- Que ...
- Non ! repris-je à mon tour, Aucun de nous n'y restera ! Nous reviendrons comme nous partons, à trois !
La lumière rouge clignota, signe qu'il restait une minute avant le saut. L'orange s'alluma, trente secondes, on se leva ; clignota, la soute s'ouvrit, béante sur le vide ; vert ! On saute. L'altimètre de mes lunettes VA (vision augmentée) indiquait 35000m, 34000, 32000, 28000, 20000, 4000m ! J'actionnais les RCSS (Ralentisseurs de Chute Supersonique) ! En effet je tombais en chute libre à 1237km/h. Je ralentis jusqu'à 576km/h et j'actionnais enfin mon parachute aux environs de 1000m d'altitude. La secousse étonnement violente par rapport à l'idée que je m'en faisais me fit perdre connaissance.

Un bruit sourd puis un autre plus clair accompagné d'une vive douleur cuisante à la joue gauche me réveilla.
« Hé ! Pourquoi m'as-tu giflé ?
- Pour voir si t'étais encore vivant ! dit Jo, m'en recollant une
- Aïe !! Et celle-là ! Elle est due a quoi ?
- Pour le plaisir !
- Bon sang ! Vous pourriez faire moins de bruit ! Je vous ai entendus à quarante mètres ! souffla un Fred énervé, Ok les gars ! Il est 4h07, ce qui veut dire qu'on a 1h53 pour infiltrer le palais présidentiel Serte car à 6h c'est l'aube et on serait bien trop repérables !
- Il est loin ce palais ?
- Merci Jack ! J'attendais qu'on me la pose ! Eh bien, à environ trois kilomètres d'ici débute l'enceinte de la base. Donc c'est tout proche ! Allons-y ! »
Et c'est parti pour un quart d'heure de trot dans la brousse ! Comme l'avait dit Fred, c'était tout proche ! Problème, le grillage était pourvu de barbelés à son sommet. Nous sortîmes nos pelles dont le manche de vingt centimètres se dévissait afin de la rendre plus compacte. Au bout de vingt minutes de « forage » on arrivait enfin à passer. Il était 4h42 donc H -78 minutes. Des baraquements étaient visibles. Nous allâmes dans leur direction. Non loin, un ascenseur allait sous terre.
« Mince ! Un digicode, fit Jo, et nous n'avons pas le code !
- De toute manière, dis-je, c'est un peu voyant de passer par l'ascenseur, non ? Essayons par un autre chemin ! »
Pendant près d'une demi-heure, on parcourrait l'étendue entre les grillages, jusqu'à trouver une bouche d'égout. Nous devions êtres maudits, elle se trouvait en plein milieu de la route principale ! Damn !

# Posté le samedi 31 mai 2008 15:40

Modifié le dimanche 01 juin 2008 13:58